E3 2018 : Réactions à chaud (partie 1)

Avant de faire un bilan complet à la fin de l’E3 avec les copains de Nostroblog, j’avais envie de coucher mes réactions à mi-parcours des conférences éditeurs. A l’heure où j’écris ces lignes, il est 11h30 lundi matin et j’ai dormi moins de 5h car les conférences ont terminé tard pour nous européens. Revenons rapidement sur les deux derniers jours et leurs annonces.

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E3 2018 : Réactions à chaud (partie 2)

Suite des réactions aux conférences E3 2018 avec la journée bien chargée du lundi/mardi. Alors je ne relèverai pas tout car ce serait folie et trop peu d’intérêt à la lecture, les sites spécialisés font mieux le taf que moi. Juste ce qui a retenu mon attention cette fois, pour aller à l’essentiel. C’est parti !

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De l’utilisation des outils de travail rédactionnels dans le monde de la critique littéraire imagée japonaise, alias « les SP papier doivent mourir »

Je vois de plus en plus de personnes sur les réseaux sociaux afficher ostensiblement des colis reçus avec des petits mots de la part de l’expéditeur. Sauf que l’expéditeur n’est pas une copine de collège perdue de vue ou un collègue de travail mais un éditeur de livres (mangas en l’occurrence) et le destinataire est un panneau publicitaire. Moi qui suis profondément allergique au procédé, continuer de voir ça beaucoup trop régulièrement dans Twitter m’irrite au plus haut point. Le principe n’est pas nouveau mais faisant en sorte de ne pas avoir à faire avec ces personnes, c’est très désagréable lorsque ça vient s’immiscer dans mes feeds avec candeur comme une guêpe sur un gâteau d’anniversaire.

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Article illustré avec soin et douceur par le manga Pop Team Epic, de Bkub Okawa.

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Eck passion : les tatouages 

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Aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours été fasciné par les tatouages. Cette façon d’être encore plus unique et soi-même, d’imposer son caractère, sa culture et ses passions à travers un ornement permanent. Mais je suis très  douillet et l’idée même du tatouage me faisait grincer les dents. Puis ça fait mauvais garçon. Depuis je suis adulte, toujours douillet mais avec un œil plus mâture et un sens de l’esthétisme plus développé. Ça fait clairement pas mauvais garçon et si c’est le cas alors je veux en être un moi aussi.

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Ça fait plusieurs mois que l’idée de passer à l’acte germe lentement dans ma tête. Voir certains se faire tatouer (à répétition) que ce soit dans mon entourage (les copains ou assimilés  d’internet principalement) ou même ma propre sœur, ça me force à me dire « et pourquoi pas moi, après tout ». Alors je regarde, encore et encore, des comptes instagram de tatoueurs. Des centaines voire milliers de photos de tatouages pour me faire une idée du truc, pour m’inspirer ou encore affirmer mes goûts. Oh j’ai quelques idées mais rien de concret. J’ai déjà éliminé les zones trop sensibles ou velues de mon corps (il en reste du coup plus beaucoup) et j’ai à peu près le sentiment de savoir ce que je veux dans les grandes lignes. Reste à trouver la ou les bonnes personnes pour confirmer ce projet et réaliser un rêve de gosse.

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Et vous les tatoués, comment ça s’est passé ?

Biblioth’Eck – Janvier ~ Juillet 2016

Précédemment dans la Biblioth’Eck :

« Trop cool j’ai un travail donc de l’argent et j’en profite pour m’acheter plein de livres, maintenant il faut les lire mais avant tout voici une liste exhaustive… »

Retour au présent et petit point sur les promesses de la dernière fois :

¯\_(ツ)_/¯

J’ai effectivement abusé de mon pouvoir d’achat pour accumuler des centaines de bouquins dont notamment pas mal d’auteurs qui me font envie ou des nouveautés selon l’actu du moment. Par rapport à mes prévisions, eh bien elles ont été exhaussées haut la main, et même au-delà. Sans faire un listing détaillé de mes achats (car long et on s’en fout), voici néanmoins un aperçu des mangas ou auteurs qui ont retenu mon attention. P.S : Dorohedoro est désormais dans mon top 3 de tous les temps.

Innocent

Grosse découverte pour moi, le talent incroyable de Shin’ichi Sakamoto. Découpage artistique statique, esthétique gothique romantique chiadée, histoire réaliste et traitement surréel malgré tout, bref tout est bon dans Innocent. Espérons que la suite et fin soit accompagnée de l’annonce de Innocence Rouge.

Levius

J’étais d’abord très réticent pour avoir survolé le manga en librairie, j’avais vu du flou et les premières pages ne m’avaient pas emballé. Mais j’ai eu droit à la rédemption en me forçant et en lisant tout dans la même semaine. C’était démentiel. Une écriture rapide mais propre, un dessin au dynamisme incroyable et à la puissance impactante. Une grosse claque qui donne envie d’avoir la suite Levius/Est. Vite vite vite Kana faites quelque chose !

Level E + HxH

J’ai découvert Togashi en 2016. Je ne regrette rien tant le génie de l’artiste me serait passé par dessus la tête si j’avais lu ça plus jeune. Mais alors quelle épiphanie, c’est fou de fou. Cette construction lente mais soignée d’un contexte shônen pour ensuite tout détruire à coups de marteau en faisant des doigts d’honneur au lectorat, c’est juste magique.

Kei Toume

Encore rien lu mais j’ai hâte de m’y plonger. J’ai pu trouver d’occasion à très bon prix les deux tomes Zero et Déviances ainsi que l’intégrale Les lamentations de l’agneau. J’ai donc de quoi bien découvrir le talent d’une auteure que j’admire déjà pour la beauté douce et profonde de ses couvertures.

Hiroaki Samura

En attendant de mettre la main sur les 30 (coûteux) tomes de L’habitant de l’infini, j’ai pu me prendre Snegurochka, Halcyon Lunch et Ohikkoshi (en espagnol). Le trait de l’auteur est reconnaissable parmi cent. Ces femmes aux visages expressifs, souvent tachetés de grains de beauté, aux cheveux courts, et à la force de caractère indéniable ; ces hommes aux barbes et chevelures hirsutes ; ce dessin très « gris » mais extrêmement vivant. Vivement L’habitant de l’infini (faut pas louper le tome 1+2 spécial des 20 ans).

Lézard Noir

Ma collection de l’intégralité des éditions Lézard Noir avance bien. Je déborde même de la case manga en passant par les productions plus « spécialisées » de photos érotique et autres ouvrages difficiles à décrire. Ne t’inquiète pas Stéphane, je continuerai à financer les études de ton môme. Bon par contre faut vraiment commencer à les lire ces bouquins, car ils sont généralement très gros avec énormément de contenu. Et s’il me manque encore des Vagabond de Tokyo ou un Maruo qui s’est faufilé hors d’une liste d’achat, faut reconnaître que j’arrive enfin à voir la lumière au bout du tunnel.

Hentai

Bah ouai, le hentai. J’ai fait ma première commande FAKKU (je suis désormais ambassadeur du bon goût outre-Atlantique) et ayayay la qualité est folle. Le papier est limite cartonné, très épais et pas adapté à la lecture à une main (pardon ?). Sinon quelques ouvrages non manga avec du Milo Manara ou Paolo Eleuteri Serpieri. Qui a dit que les italiens aimaient le cul ?

Oh!Great

La chasse au trésor continue ! J’ai pu mettre la main sur Himiko-den, Engine Room et Five (les deux derniers sont parus en France sous le nom La caresse du fouet, mais étant introuvables depuis des éons, j’ai commandé en italien, pas con le mec). Oh!Great n’a pas d’actualité brûlante depuis la fin de ses deux séries phares il y a quelques années. Il continue son travail sur Biorg Trinity et ça semble lui convenir.

Sui Ishida

Seconde épiphanie en six mois. Le talent de cette personne m’avait glissé entre les yeux, j’ai du être inattentif mais c’est pas grave, c’est résolu. J’ai désormais tous les Tokyo Ghoul, Tokyo Ghoul :Re et même le récent artbook Zakki. J’attends de pied ferme la suite de TG:Re et espère que d’autres surprises viendront rejoindre dans le catalogue.

Takehiko Inoue

Toujours pas de Slam Dunk ou Vagabond parce que c’est cher tout ça. Mais j’ai commencé à acheter Real car à prix sympa en occasion, et j’ai récupéré les éditions espagnoles de son carnet de voyage en Catalogne : Pepita ; ainsi que son one-shot Chameleon Jail.

Une vie dans les marges + L’art invisible

Deux oeuvres méta-BD apparemment, donc pourquoi pas, faut bien tester pour se faire son avis. Ça fait cher le test mais j’ai une confiance aveugle (au regret de mon compte bancaire) en la personne qui m’a conseillé le premier et assez lu sur le second pour me lancer. Qui lira jugera.

Hollow Press + Breakdown Press + Timeless + Le Dernier Cri

Tout ça. Oui donc ces éditeurs indépendants m’ont bien volé mon argent avec leurs publications intéressantes mais c’est pour la bonne cause (celle de remplir mon étagère de bouquins aux formats bien relous, aaah). Du Shintaro Kago, du Paolo Massagli, du Daisuke Ichiba, du truc et du machin surtout. Plein d’articles à venir, quand j’aurai le temps tout ça.

Merci d’avoir lu et à la prochaine, j’ai une étagère à acheter pour ranger mes piles de livres. Un bisou à Nostroblog, partenaire officiel de ce blog (des liens se sont glissés partout).

Sommes-nous tous des fils de pute ?

Aujourd’hui un site internet a publié ceci (lien qui mourra un jour, et que l’on ne regrettera pas), un pamphlet larmoyant sur les acteurs du monde du manga francophone qui se défendent de ne pas être des vendus car ils sont beaux et propres et sentent bon le sable chaud. « Sommes-nous tous des vendus ? » demande le narrateur, ce à quoi je meurs d’envie de lui répondre « tous non, mais toi oui » puis je me rappelle que j’ai bloqué ce mec pour des conflits idéologiques voire déontologiques sur le traitement de l’information. Oups. Un édito sur les collusions qui ont lieu, ou plutôt pourraient avoir lieu, car si t’es pas pris la main dans le sac au moment d’écrire, t’es blanc comme linge, suite à quoi de vives réactions ont éclaté sur les réseaux sociaux, que ce soit en public ou en privé. Beaucoup ont leur mot à dire et que celui-ci soit engagé -donc partial-, désintéressé ou juste imprégné de doute, il est difficile de ne pas lui accorder d’attention. C’est dans cet élan de réactions et autres interrogations soulevées que je m’accorde un droit de réponse, et ce pour deux raisons : je suis un membre actif de la communauté dont il est question ; je suis directement visé par des accusations d’accusations.

Resituons le contexte : le manga est toujours en plein essor, avec des tonnes de ventes, de publications, de personnes intéressées par ces dernières donc d’aficionados prêts à tout pour renseigner un public exigeant et curieux. De cette tendance émergera très tôt et comme pour tout domaine : des médias qui diffuseront l’actualité. Nombreux sont ceux qui s’aventurent dans le blogging, le news feeding, le social engineering et toi aussi invente des mots pour te créer un emploi fictif. Bref, des actualités sur le monde du manga et de ses dérivés en francophonie, des critiques des produits mis en vente, des dossiers thématiques pour stimuler les connaissances des uns et ouvrir l’appétit des autres, et plein d’autres trucs très chouettes comme les podcasts YouTube d’unboxing de kits presse et de bonbons japonais. Quoi ? Un intrus ? Non non, c’est la réalité.

Affinons désormais ce contexte en explicitant la dernière phrase : dans cet amas de sites internet, de blogs, de pages Facebook et autres chaines YouTube, on trouve de tout et surtout du grand n’importe quoi. Entre deux critiques de poids qui font ça depuis des années il n’est pas difficile de se trouver nez à nez avec un jeune qui débute en faisant des textes un peu maladroits (on y est tous passés) ou une amatrice de vidéos de bibliothèques mangas. Tout est possible et rien n’empêche aux gens d’exprimer leur passion à leur façon. En revanche, ce qui devient très vite complexe, c’est de séparer le grain de l’ivraie. Qui est qui, qui fait quoi, ainsi que le pourquoi du comment de la chose. Un blog pouvant être tenu par quiconque, il n’est pas difficile d’y retrouver des acteurs majeurs de la presse écrite spécialisée, ou télévisée, radiophonique et autres médias à la mode comme le Minitel.

Donc. Qui est qui ? Eh bien moi par exemple je suis un jeune homme passionné qui écrit à ses heures perdues, que ce soit à titre personnel ou pour le magazine presse bimestriel AnimeLand, voire le site internet Crunchyroll. Donc oui, mes employeurs sont des grosses firmes américaines. Cela fait-il de moi un corrompu ? Non, je suis payé pour écrire pour eux, et j’ai une libre expression sur ce que je dis. Personne ne me mets de couteau sous la gorge pour donner des bonnes notes ni même noter d’ailleurs dans le cas de CR. En terme de censure éditoriale je n’ai jamais eu à me plaindre, on me laisse une carte blanche que j’utilise à ma guise. Et de façon générale, je choisis ce dont je vais parler donc les critiques sont souvent bonnes car je choisis des choses qui me plaisent et dont j’ai envie de parler avec passion. Cela fait-il de moi un vendu aux corporations de reptiliens assoiffés d’argent ? Non, un simple pion médiatique comme d’autres. Mais en toute transparence, car évidemment rémunéré pour ce travail (et j’en suis déjà à ma 3ème BMW payée en argent de pige, c’est le pied les mecs, venez !) contrairement au blogging qui lui n’offre rien, mais vraiment RIEN : la preuve en est que j’achète 100% des bouquins de ma bibliothèque (moins un, c’est un cadeau d’anniversaire d’un ami). Le blog donc. Là j’y écris davantage comme je le souhaite, pas forcément en positif bien que ça reste la tendance car on prend bien entendu davantage de plaisir à écrire sur ce que l’on aime que l’inverse. Et personne ne me force à écrire quoi que ce soit, pour les raisons sus-nommées, donc c’est encore une fois le champ libre à toute forme d’expression.

Où je veux en venir ? Eh bien tout le monde n’est pas comme ça. Loin de là. Beaucoup vont parler de tout un tas de choses, comme par obligation, et cela se ressentira tôt ou tard dans la pauvreté de la critique : rhétorique élimée, œuvres surnotées, trop concis, trop fade, trop artificiel. Trop commandé. Ces critiques sont là car elles sont la suite directe d’un processus de communication qui consiste à offrir à des blogueurs/podcasters/youtubers des mangas ou autres produits à tester. Les fameux Services Presse, ou SP, dont tout le monde parle. Les fameux mangas gratuits que beaucoup lorgnent avec envie, qui sont mentionnés en douce entre deux conversations sur machin ou bidule, et qui foutent bien la merde. Ces bouquins sont parfois, mais pas toujours, des versions non finies des mangas finaux. C’est à dire un bouquin pas corrigé, de qualité matérielle inférieure, sans les pages « bonus » qui ne sont pas le manga en soi, etc. Bref, du prototype. Ce sont les véritables kits de presse qui servent d’outil aux critiques qui pourront les lire parfois des mois avant, plus facilement transmissibles en format numérique et surtout quand on vit pas en Île de France où tout se joue. J’utilise ces .PDF pour mes critiques mangas de presse écrite. C’est la seule véritable solution pour travailler efficacement, et niveau valeur c’est zéro car ce sont des tomes pas finis et en numérique. Pour un collectionneur comme moi, ça n’a de valeur que la lecture au sens pro du terme qui en découle et ça ne remplacera jamais un livre dans une étagère. Mais lorsque les éditeurs envoient des bouquins, dans leur format définitif, les mêmes que vous pouvez acheter en commerce, pour avoir en retour (que ce soit mentionné ou non) des critiques positives… eh bien il y a une burne dans le velouté de courgettes et ça, c’est pas très bon.

Encore une fois : où je veux en venir ? Allons-y, en effet. Certains acteurs du monde du manga francophone se permettent de porter toutes les casquettes pour obtenir des privilèges en veux-tu en voilà. Tantôt professionnels du secteur (donc travailler directement avec les éditeurs), tantôt amateurs (blog, podcast), tantôt semi-pro avec des sites internet déjà plus rodés et au contenu fourni régulièrement. Le hic, c’est quand tous ces petits mondes entrent en collision en même temps et que personne ne semble se rendre compte de la gravité de la chose. Lorsqu’un blogueur côtoie publiquement un éditeur et le lendemain présente un article très positif sur ce-dit éditeur, les gens crient au scandale. Quand un podcaster parle en bien d’un manga un peu bofbof parce qu’il sort d’une soirée avant-première de lancement de manga populaire, certains hurlent à la corruption. Quand d’autres affichent de manière très ostentatoire leurs butins de mangas qui n’ont pas été achetés du tout, ah là ça jase, vous pouvez me croire. Mais quand quelqu’un fait les trois en même temps, sur une base régulière, et sous le nez de tous, et se défend d’être blanc comme un cul, alors là personne ne réagit. Les jolis mots, les vénéneuses tournures de phrases et les autres galipettes de langage dignes des pires politiciens sont autant de façons de faire avaler des couleuvres et de s’en sortir « les mains propres ». Être invité à une soirée VIP et repartir avec un sac de goodies ne fait pas de vous des êtres impartiaux lorsqu’il s’agit par la suite de conter votre expérience. Pas plus que les fréquentes interviews qui sonnent comme des conversations entre amis avec les éditeurs, les dossiers spéciaux sur des œuvres publiées par ces mêmes éditeurs, les partages à tout va de toutes ces pages internet monétisées et la nonchalance avec laquelle les accusations sont repoussées d’un geste de main princier. « Oh non, des remises en question ? si peu pour moi, je suis trop beau sur mon trône de privilèges que je ne daignerais en aucun cas me regarder dans un miroir. » Eh bien non mon coco.

Lorsque j’ai réagis, succinctement et sans citer personne, à une réaction sur cet article, on est venu me mordre à la gorge en me menaçant avec un message très clair : « ferme ta gueule ». Mauvaise idée, car je fais tout l’inverse. Le lâcher de chiens très peu pour moi, je sais encore ouvrir ma gueule pour m’exprimer sans avoir à faire recours aux copains. Lorsque certains ont réagi ou partagé certaines de ces réactions, ils s’en sont pris plein la tête aussi, à base de menaces puériles sur des complots et autres franc-maçonneries. Lorsque certains amis m’ont montré des conversations (privées, bin ouai, les gens osent même plus s’exprimer en public par peur des chiens aux abois qui mordent à la première occasion), j’ai été épris d’une très profonde tristesse. On en est là. On en est vraiment là. Certains sont tellement bouffés par leurs privilèges qu’ils sont prêts à tout, TOUT, pour les conserver et se libérer de toute accusation. « C’est pas moi j’ai rien fait. » dit-il, la main dans le sac. Alors je dis non, vraiment pas, tolérance zéro. Je vais par contre ne pas m’amuser à prendre de screenshots de fragiles ou de citer sans mentionner, ou que sais-je d’autre de faible et de lâche à base de subtweet et autres appels à la vengeance. J’ai mes preuves, elles sont réelles et tangibles, juste que par soucis de respect (sic) je préfère ne pas les dévoiler au grand jour car j’en aurais honte pour eux. Mais eux qui ? Ceux qui doivent se reconnaître sauront parfaitement se reconnaître, et comme ils n’ont pas du tout la conscience tranquille ils savent peut-être même déjà que ce genre de fuite d’informations leur pend au nez. Libre à eux de continuer à jouer aux gros durs ou de juste s’écraser et tracer leur chemin sans jouer les pionniers de la transparence avec les mains plus sales que leurs séants. Tôt ou tard la roue tournera, et ils seront dessous.

Donc pour résumer le fond de ma pensée et de mon argumentaire : quand certains sacs à merde arrêteront de mélanger le journalisme et la publicité, à savoir l’information et la communication ; qu’ils arrêteront de faire passer leurs intérêts voire ceux de leurs amis professionnels du marché avant ceux de leur lectorat ; qu’ils cesseront de nous prendre pour des gros cons finis à la pisse en faisant la promotion au sens marketing et commercial du terme d’une oeuvre, et juste après dire publiquement que « non ils ne sont soumis à aucune emprise » ; qu’ils arrêteront de couvrir leurs pages Twitter, Facebook, Instagram et autres de photos de leurs cadeaux des éditeurs ; qu’ils mettront fin à leurs insidieuses tentatives de réduire au silence les gens qui les critiques à raison ; qu’ils sauront, et non sans une touche pernicieuse de malice, reconnaître qu’ils sont coupables de pure corruption et qu’ils sont complètement vendus à cause de confrontations passées et autres amitiés présentes ; qu’ils finiront par se rendre compte que leur situation n’a rien d’enviable et qu’ils ne sont pas les super stars qu’ils s’imaginent être ; qu’ils abandonneront la course aux clics et à l’actu tellement fraîche que c’est une putain de rumeur et non pas une annonce officielle ; qu’ils, d’ailleurs parlons-en, apprendront à écrire un article sans copier-coller un communiqué de presse, car c’est vraiment dur d’utiliser sa tête ; et finalement qu’ils se remettront sincèrement en question pour le bien de tous : alors je fermerai ma gueule. Promis.

Pourquoi Batman v Superman Dawn of Justice n’est finalement qu’un trailer du film Justice League

Bat-avertissement : attention au spoil

Oui, c’est vraiment l’idée derrière ce film : nous préparer à un futur film Justice League. Ça tease bien comme il faut en mentionnant les personnages, en les montrant même, histoire de faire dans le discret avec des doigts bien gras. Et on passe Wonder Woman en guest, avec plusieurs apparitions en civil puis une présence déterminante en tenue de guerrière amazone. Son traitement est correct bien qu’un peu léger. Tout ce teasing pour si peu au final, on la voit participer au combat final et son aide est précieuse, oui, mais on aurait aimé un poil plus de spectacle et de temps passé à l’écran à démontrer qu’elle n’est pas qu’une meuf en armure qui colle des droites de maçon de l’antiquité greco-romaine. J’aurais adoré à titre personnel la voir un poil plus histoire de justifier tout ce long foreshadowing en filigrane sur sa personne depuis le début du film. Les autres membres de la JL introduits sont anecdotiques : un Aquaman sauvage vivant sous l’eau, un Flash timide à peine reconnaissable et un Cyborg en devenir revampé sauce nanotechnologie carbonne machin-truc pas mal du tout. Mais on en voit peu, très peu. C’est vraiment le coup de dire « hé surtout revenez pour le prochain film, ok ? » façon scènes post-crédits de la phase 1 du Marvel Cinematic Universe jusqu’aux Avengers. Et l’épilogue du film nous laisse sans détour sur ce point, oui on aura un film Justice League et Dawn of Justice en est le prélude. Au cas où on doutait encore un peu (non), et bien c’est clairement dit de la bouche de Bruce Wayne.

Le film regorge de bonnes idées, mais ne sait pas venir à bout de celles-ci. Exemple ? Le futur alternatif où Superman semble le dieu d’un monde abandonné et contrôlé par une milice « Superman » est une idée chouette à creuser mais sort de nulle part et disparait tout aussi vite sans nous laisser le temps de comprendre ce qu’il venait de se passer. En gros, l’inconscient de Batman lui fait comprendre qu’à ce rythme, s’il ne met pas un terme à la vision divine de la justice que Superman affiche en public, et qui lui revient en pleine figure (toutes les scènes où il apparait comme un ange descendu du ciel pour sauver les miséreux humains que nous sommes), le monde court à sa perte. Radicalisation de la pensée et de la morale (la justice de Superman est la meilleure car il peut tout faire, craignez le sinon il vous tombe sur le coin de la gueule), clivage pro/anti Superman, guerre civile et autres délires post-apocalyptiques qui mènent à ce monde en ruines, bouffé par des mantes religieuses humanoïdes volantes, où un Batman essaye de survivre en cherchant la kryptonite suffisante pour vaincre à ce faux-dieu qui tue l’humanité à petit feu. Bref, c’est un rêve, c’est exagéré, mais l’idée est là. D’ailleurs en se réveillant, il se retrouve dans un autre rêve où un homme vêtu de rouge, comme une armure, lui parle à toute vitesse, un peu brouillé. Qui que quoi. J’ai pas compris et je cherche encore. On dirait un Flash en tenue futuriste, mais comme ça reste un rêve est-ce vraiment le futur qui peut avoir lieu ? Cherchez pas la scène post-crédit, elle est là.

À l’instar de cette vision prophétique, Superman lui voit les agissements de la chauve-souris de Gotham comme un fléau. C’est violent, c’est cruel, c’est tape à l’oeil. Mais ça marche ? Oui en soi c’est efficace, mais à quel coût. On sait que Batman ne fait pas dans la dentelle, le film nous le crache à la figure à longueur de temps. Le milliardaire désabusé qui use et abuse de sa fortune pour s’équiper au top (big up au Alfred bien nerd qui dépote), qui à 40 balais continue de se forger un corps indestructible pour être au sommet de la chaine alimentaire, et qui casse des gueules avec une aisance démesurément grande. Ce même Batman qui de même continue de souffrir des mêmes choses : la perte de ses parents, ses peurs et ses angoisses… bref, le pire ennemi de Batman bin c’est lui et ça changera pas.

Le film nous décrit alors la lente glissade de l’un comme de l’autre vers une haine accumulée des méthodes de son alter ego. Metropolis c’est la ville ensoleillée, avec ses tours d’acier et de verre, tandis que Gotham c’est cette cité nocturne mêlant quartiers non rénovés et zones industrielles. Et le film accentue ce parallèle avec les héros de chaque ville : Superman est bien vu, beau et puissant ; tandis que Batman lui est décrié dans la presse, toujours en train de se cacher et de se jouer des forces de l’ordre. Ces différences sur tous les plans (sinon la cape) font que tôt ou tard fallait que ça pète entre les deux. Et ça pète. Mais vite un ennemi commun les met d’accord sur le fait qu’ils sont au fond partisants de la même guerre : celle du crime et des gros méchants qui veulent faire du mal aux gentils. Eh.

Et le film se bloque là-dessus.

C’est haché. Il manque 30 min à la version cinéma pour qu’elle soit complète. C’est Snyder qui le dit. C’est la merde, ça se sent, c’est super décousu. On sait pas pourquoi, mais ça passe d’un truc à l’autre, sans transition, sans but ni lien. C’est globalement la montée en puissance du climax, mais pourquoi aussi mal ? Les scènes sont séparées les unes des autres, c’est pas naturel, c’est vraiment mauvais. Le film en dehors de ça est bon, mais ça finit par tout gâcher. L’image est top, la musique est super, la photo est vraiment propre et soignée, de beaux moments… mais merde. Ce montage. Non juste non. C’est limite à se demander s’ils n’ont pas coupé la plupart des transitions importantes au montage car « oh les gars vous êtes mignons mais le film il fait 3h là, faut couper un peu sinon les gens iront pas le voir ». Bah devinez quoi, si ça doit en faire un mauvais film ils iront pas le voir (du moins revoir, ou faire de la mauvaise pub) non plus.

Une note positive ? Oui toujours. Ben Affleck en Batman c’est oui, mille fois. Brutal, il a vraiment la gueule de l’emploi et remplit le cahier des charges. Wonder Woman, bien que peu mise en avant au final, est frappante de crédibilité et potentiellement la meilleure révélation du film. Lex Luthor en psychopathe m’a laissé de marbre, c’est assez surjoué et ça colle pas trop au personnage, on dirait un Joker en plus propre. Ah merde, j’avais dit une note positive. On en restera sur ça : la batmobile putain ouai ça c’était de la bombe !

NDLR (c’est moi hein) : article écrit d’un jet, pas relu, sous la fatigue et surtout à chaud après visionnage.

Top 1 du Sel 2015

C’est pas vraiment chronologique comme ordre et à peine plus thématique et faut être franc ça n’a en soit que peu d’intérêt sinon de faire un contre-top à tous les tops qui fleurissent partout. Vous me saoulez avec vos tops, quand on me demande d’en faire un j’en trouve que 2 sur 3 à remplir, je fais quoi moi ? Pfff. Je vais faire que des tops 1 comme ça vous serez bien emmerdés avec votre passion du top 3 ou top 10. Hahaha. Bonne année 2016 quand même. Bises.

mad infini

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Biblioth’Eck – Août ~ Décembre 2015

S’il y a un truc qui me suivra encore longtemps, c’est bien la passion maniaque que j’entretiens pour ma bibliothèque. À comprendre par là ma collection de livres, mes lectures donc par extension, et enfin mes coups de cœur et découvertes du moment. Et dernièrement, j’ai pu faire des folies, car j’ai enfin pu faire sauter le dernier verrou à tout ça avec de l’argent capitaliste obtenu à la sueur de mes cordes vocales (oui je téléphone beaucoup au boulot) afin d’assouvir mes pulsions consuméristes. C’est donc chose faite, j’ai accumulé en 4 mois une partie conséquente de mon actuelle bibliothèque. Grâce à une chance certaine j’ai même pu me trouver des séries en arrêt de commercialisation pour un prix honnête. Et j’ai surtout rattrapé du retard en terme d’auteurs cultes et « œuvres à lire absolument sinon tu mourras con ». Récapitulons :

Inio Asano

Solanin, La fille de la plage, Nijigahara Hologaph (Le champ de l’arc en ciel, mais en version espagnole), Dead Dead Demon’s Dededededestruction (en espagnol aussi, car déjà disponible), La fin du monde avant le lever du jour.

Après Bonne Nuit Punpun il m’était comme obligatoire de continuer à lire les oeuvres de cet auteur. C’est en cours, avec DDDD qui dédédéfonce tout, le reste attendra son tour (faut être prêt mentalement pour lire du Asano).

Taiyou Matsumoto

Amer Béton, Sunny, Number 5 (en route à l’heure où j’écris !).

C’est l’indémodable Amer Béton dont tout le monde parle qui m’a poussé à me lancer à la découverte de cet auteur unique en son genre, que j’avais déjà apprécié via l’anime Ping Pong. Eh bien je n’ai que commencé Sunny du lot, et c’est un énorme coup de cœur.

Shintaro Kago

La grande invasion mongole, Industrial Revolution and World War.

En espagnol et anglais (éditeur indépendant italien toutefois). On continue dans le grand n’importe quoi chaotiquement bien organisé de Kago qui nous surprend toujours par sa façon de voir et concevoir le monde qui l’entoure. À ne pas mettre entre toutes les mains mais toutefois indispensable.

Tsutomu Nihei

Abara, Noise, Biomega.

Pas encore reçus mais j’ai hâte de découvrir cet auteur que j’ai déjà « vu » dans l’anime de Knights of Sidonia (à lire plus tard, également). Un auteur de science-fiction avec des idées dans tous les sens, qui sait développer des personnages et les faire changer suffisamment pour que l’histoire s’articule autour. Et un style visuel unique.

Titres en vrac d’auteurs d’exception

Soil, de Atsushi Kaneko. J’ai pu récupérer l’intégrale, du coup j’attend le déclic qui me fera avaler les 11 tomes les uns après les autres (toujours pas lu Wet Moon non plus malgré sa hype interstellaire, je suis horrible).

Shiori & Shimiko, de Daijirô Morohoshi. Il m’attend chez mes parents, ça va pimenter ma nuit du réveillon !

Kajiba no Baka IQ (en espagnol), de Shunji Enomoto. De l’absurde, des paires de couilles et de la folie bête et méchante du même niveau qu’un Kago qui s’ennuie. Génial.

Reiko the Zombie Shop, de Rei Mikamoto. Il m’attend chez mes parents, j’ai HÂTE.

Dorohedoro, de Q Hayashida. Lu le premier tome, j’ai les 17 autres qui me hurlent « lis moi ! » chaque seconde passée à ne pas les lire. Je sens là un potentiel « meilleur manga du monde », gare aux autres.

Adekan, de Tsukiji Nao. Pas encore lu mais le chara-design est à tomber, l’histoire semble être orientée sur du mystère et des rebondissements, c’est donc parfait.

Kitaro le Repoussant, du maître Shigeru Mizuki. J’ai commencé, c’est bien, c’est beau, c’est à la fois reposant et riche, une pépite.

Me & the Devil Blues, de Akira Hiramoto. Le papa du récent Prison School avait déjà un chef d’oeuvre à son actif avant d’exciter nos pupilles avec des perspectives sexy. Un régal, vivement le tome 5 !

Palepoli et Litchi Hikari Club, de Usamaru Furuya. Encore un auteur barré comme on les aime, avec un talent de mise en scène et des références artistiques débordantes de générosité. Très bonne découverte.

Freesia, de Jiro Matsumoto. Pas lu mais avec tout le bien dont j’en ai entendu, je ne serai certainement pas déçu !

Jacaranda, de Shiriagari Kotobuki. Pas lu, il m’attend chez mes parents lui aussi, hâte de voir le contenu dont on m’a parlé en bien.

Le nouvel Angyo Onshi, de Kyung-il Yang et In-wan Youn. Très bonne lecture, qui m’a tenu en haleine du début à la fin, avec des personnages remarquables et un dessin au poil. Rien à dire sinon que j’aurais préféré la découvrir à l’époque de sa publication pour moins passer pour un amateur.

Mutant Hanako, de Makoto Aida. La biographie de ta mère. 10/10

Les séries qui ont marqué l’actualité récente

Minuscule, de Takuto Kashiki. Mignon, rafraîchissant, ingénieux et fourmillant de détails. Agréable au possible le soir avant de dormir, sans manquer toutefois de consistance, c’est du bon slice of life.

Arte, de Kei Okubo. La vie d’une femme qui veut être artiste dans une Italie renaissante encore trop sexiste. Instructif, drôle et émouvant en même temps. Pas un chef d’oeuvre mais pas mauvais non plus.

Last Hero Inuyashiki, Hiroya Oku. Le papa de Gantz revient et il est pas content. Mais par contre il fait du beaucoup plus soft. Un concept intéressant, des thématiques très actuelles d’un Japon moderne (mais traditionnel), et toujours un grain de folie dont lui seul à le secret.

Ajin, de Gamon Sakurai. Pas le seinen de l’année comme beaucoup ont pu le dire, mais néanmoins une bonne lecture qui sait apporter ses arguments quand il le faut.


J’omets volontairement plein de titres, notamment des one shot, car j’y reviendrai peut-être plus tard davantage en détail. Pour le moment c’est déjà pas mal d’avoir repassé tout ça. Je suis assez fier de mes trouvailles et bien que le temps me manque pour tout lire au fil de mes réceptions de colis postaux, j’essaie de ne pas accumuler trop trop trop de lectures, sinon je vais vite devenir maboule.

À suivre en 2016 : One-Punch Man (#oui), Stravaganza – La Reine au Casque de Fer (ça sent le bon goût total), Deathco (car Kaneko), Notre Hikari Club (la suite de l’autre), Cutie Honey (il est sorti ou pas ?), Gate (eh oui), Snegurochka (sortez les mouchoirs), L’ère des cristaux (ce chara-design bordel), Les enfants de la baleine (les couvertures me font de l’effet), et probablement plein d’autres titres à découvrir et à commenter.